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AMERINDIENS

 
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Découvrez la playlist amerindien avec Indians

 


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playliste AMERINDIENNE

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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 12:49
Il y avait autant de couleurs dans les plumes qu'il y en a dans un arc-en-ciel après la pluie, et les plumes brillaient tellement que Buse dû tourner les yeux.
 
Il y a très longtemps, les oiseaux n'avaient pas d'habits. Ils parlaient comme les gens, mais ils étaient timides et se cachaient. Un jour ils décidèrent de se réunir en conseil.
 
" Nous devons aller voir le Créateur et lui demander des habits," dit Aigle. "Tous acceptèrent. Mais qui serait le messager ? "
 
Il pouvait voler longtemps à cause de ses grandes ailes, monter plus haut que tous les autres oiseaux et donc se rapprocher plus facilement du soleil où le Créateur habitait.
 
Tous les oiseaux brûlèrent du tabac et envoyèrent leurs prières au Créateur, puis Buse se mit en route.
 
C'était un long voyage. Buse volait et volait. Il mangeait la nourriture qu'il avait emmenée et était toujours loin de l'endroit où vivait le Créateur .
 
Il commença à avoir faim, si faim qu'il s'arrêta et mangea des poissons morts rejetés sur le rivage en dessous de lui.
Ils étaient pourris et puaient. Mais sa faim était grande et il ne le remarqua pas.
Il continua sa route.
 
Maintenant il était près du soleil; il s'éleva encore plus. Le soleil dégageait une chaleur brûlante, mais il continua à s'élever.
 
La peau de sa tête nue brûla à la chaleur du soleil, mais il arriva enfin à la maison du Créateur.
 
"Je t'attendais " , dit le Créateur, " parce que j'ai entendu les prières des oiseaux. Je vais te donner des habits faits de belles plumes pour rapporter chez toi."
 
Puis il montra à Buse les habits qu'il avait préparés. C'était très beau en effet.
 
Il y avait autant de couleurs dans les plumes qu'il y en a dans un arc-en-ciel après la pluie, et les plumes brillaient tellement que Buse dû tourner les yeux.
 
"Bon", dit le Créateur, " Je sais combien il t'a été dur de voler jusqu'à moi. Tu as le droit de choisir le premier ton costume de plumes. Mais souviens-toi, tu ne peux essayer chaque costume qu'une seule fois."
 
Buse était très content. " Je dois choisir les plus belles plumes, " se dit-il. " Comme çà tout le monde les verra et se rappellera que c'est moi qui ait rapporté des habits aux oiseaux. "
 
Il essaya un costume de plumes bleu clair et blanche avec une casquette désinvolte. "Non", dit-il en l'enlevant, "pas assez clair". Et ainsi ce costume fut pour Geai Bleu.
 
Il essaya un autre costume d'un rouge brillant et noir avec une grande crête. "Non", dit-il, " le rouge ne me va pas." Ce costume fut donc pour Cardinal.
 
Il essaya un autre costume gris et noir avec un gilet écarlate. Il fut de nouveau insatisfait et ce costume fut pour Rouge-Gorge.

Il enfila un costume aussi jaune que le soleil avec de magnifiques marquages foncés. "Trop de noir sur celui là", dit-il; et ce fut pour Chardonneret.

Le Créateur regardait patiemment Buse qui essayait chaque costume. Aucun d'eux ne lui allait. Parfois les plumes étaient trop longues. Parfois elles ne l'étaient pas assez.
 
Certaines étaient trop foncées, d'autres trop claires. Aucunes d'elles ne semblaient aller au messager de tous les oiseaux.
 
Finalement Buse essaya un costume qui était trop petit pour lui.
Tous les autres costumes s'élargissaient ou se rétrécissaient pour aller à l'oiseau qui le choisissait, mais ce dernier costume était trés serré.
 
Buse l'étira. Finalement il réussit à le mettre. Il laissait ses pattes et son cou nus; et la peau rouge de son crâne chauve restait découverte. Il regarda le costume.
 
C'était pas beau. Pas beau du tout. Les plumes étaient à peine colorées- juste un peu maronnasse. Elles n'étaient pas brillantes et belles comme les autres. Buse n'était pas content.
 
" C'est le pire de tous" dit-il.

Le Créateur sourit. "Buse", dit-il, " c'est le dernier costume. Ce sera désormais le tien."

Désormais vous pouvez voir Buse avec le costume qu'il a mérité. Il mange toujours des choses mortes depuis longtemps en raison de ce qu'il a mangé lors de son voyage vers le Créateur.
 
Et bien que certains se moquent de son style, Buse se souvient toujours qu'il est le seul à avoir pu faire ce long voyage.

Même dans son costume de plumes sales qui ne lui va pas, même avec son crâne brûlé par le soleil, il se souvient qu'il a été choisi pour être le messager des oiseaux.
 
Lorsqu'il fait de nombreux cercles dans le ciel, il est près du Créateur. Alors, même dans son costume de plumes mal seyant, il est fier.
 
 
 
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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 14:26
 
De mémoire d'aînés, jamais les familles n'avaient connu un hiver aussi difficile. Les tempêtes succédaient aux tempêtes et les grands froids ne relâchaient jamais.
 
De jour en jour, les provisions, accumulées pour survivre jusqu'au printemps, diminuaient à vue d'oeil.
 
C'est pourquoi, un bon matin, malgré la poudrerie qui hurlait dans les grandes épinettes noires, INNU décida de quitter sa famille et d'aller à la chasse.
 
Au sein de son clan, INNU était reconnu comme un chasseur valeureux et d'une très grande habileté.
 
Après plusieurs jours de marche en raquette, dans la neige épaisse, le froid et la tempête, INNU n’avaient vu aucun animal avec lequel il aurait pu nourrir sa femme, ses enfants et leur famille.
 
L'homme était découragé et il se résigna alors à retourner chez lui. Rebroussant chemin, sur ses traces, il entendit hurler des loups tout près de lui.
 
Retenant son souffle, glacé par le froid et la peur, INNU se demanda pourquoi les loups ne le dévoraient pas.
 
À travers les flocons de neige qui tournoyaient, INNU vit la meute de loups qui faisait un cercle autour de lui. Lentement, le chef de la meute s'approcha et lui adressa la parole.
 
Fixant l'homme dans les yeux, il lui dit:
 
« INNU, je t'offre de chasser avec nous et de partager toutes les captures que nous ferons ensemble. Mais tu devras obligatoirement respecter ta parole, sans quoi nous te lancerons un sort ».
 
Après un court instant de réflexion, pendant lequel il pensa très fort à sa famille, INNU conclut l'entente avec les loups. Le chasseur était satisfait, mais il ne pouvait s'empêcher de se méfier.
 
Le lendemain, profitant d'une accalmie, INNU et les loups firent une chasse très fructueuse. À la tombée du jour, ils décidèrent, d'un commun accord, de bivouaquer pour la nuit.
 
Mais, l'oreille aux aguets, INNU mijotait d'autres projets dans sa tête.
 
Attendant que les loups se soient tous endormis, il profita de la noirceur de la nuit pour s'enfuir avec les fruits de leur chasse.
 
Mais les loups veillaient aussi sur cette viande qui allait assurer leur survie.
 
INNU n'avait pas respecter l'entente et les loups, tel que convenu, lui lancèrent une malédiction. Le chasseur fut aussitôt changé en carcajou.
 
Il eut beau retourné à sa famille mais personne ne le reconnut puisqu'il était désormais un carcajou. Il fut donc obligé de s'exiler et de vivre, en solitaire, dans la profondeur des bois.
 
C'est pourquoi le carcajou, parce qu'il a perdu sa famille à jamais, est le plus féroce de nos mammifères terrestres.

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 00:34
Dans un village, en bordure du Pays-des-Esprits, la fille du chef était malade. Son père appela le sorcier. Celui-ci resta enfermé toute la nuit avec la jeune fille. Au matin, il déclara au père :
 
•  J'ai conversé avec l'âme de ta fille. Elle a décidé de prendre le sentier de gauche, là où le chemin bifurque en haut de la montagne. Ta fille mourra donc. Nous devons respecter sa volonté et il n'est plus en mon pouvoir de la sauver. J'ai dit !
 
On peignit la malade aux couleurs de la mort :
 
un trait noir sur le front et des cercles blancs autour des yeux. Et la fille mourut.
 
Dans le même village habitait un jeune homme. Il .était si mince et ses jambes si maigres que tout le monde l'appelait Deux-Joncs.
 
Deux-Joncs vivait misérablement dans une pauvre hutte avec sa mère
 
Sa sœur venait de mourir et le jeune homme s'ennuyait. Il dit à sa mère :
 
•  J'ai décidé de prendre femme.
 
•  Interroge les anciennes du village. Peut être l'une d'elles acceptera de t'épouser.
 
•  Je ne veux pas d'une ancienne, mais d'une jeune et jolie femme. De préférence une fille de chef.
 
La mère haussa les épaules.
 
Pendant la nuit, Deux-Joncs se glissa jusqu'à l'échafaud funéraire où avait été placée la défunte fille du chef et s'empara du cadavre. 
 
Le jeune homme marcha vers le sud avec son sinistre fardeau.
 
Il ne lui fallut pas moins de deux jours pour atteindre le grand fleuve. Sur l'autre rive, un grand bonhomme fumait sa pipe assit sur une grosse pierre.
 
•  N'est-ce pas Deux-Joncs qui j'aperçois là-bas ? Il me semble qu'il ne porte sa sœur sur son dos.
 
•  Ce n'est pas ma sœur mais ma femme ! Cria le jeune homme. Elle est morte et je la porte chez les Esprits afin qu'ils la ressuscitent. Fais-moi traverser.
 
•  Peut-être est-ce sa sœur et il dit que c'est sa femme », pensa le grand homme.
 
Toujours est-il qu'il écarta les jambes, posa un pied sur chacune des rives et aida Deux-Joncs à franchir le fleuve.
 
Le jeune homme pu donc poursuivre son pénible voyage. Il arriva enfin au Pays-des-Esprits.
 
  Regardez, vous autres. Voilà le pauvre Deux-Joncs, il porte sa sœur sur son dos.
 
•  Il ne s'agit pas de ma sœur mais de ma femme. Elle est morte et je vous l'amène pour vous la fassiez revivre.
 
•  Depuis quand est-elle morte ?
 
•  Cela fait trois jours.
 
•  Alors, va plus loin, à l'autre pays où ils ressuscitent les gens qui sont morts depuis 3 jours. Ici, nous ne nous occupons que des morts de la veille.
 
Deux-Joncs reprit le cadavre, se remit en marche, et arriva le lendemain dans un autre village.
 
•  Ma pauvre femme est morte, se lamenta Deux-Joncs.
 
•  Tu veux dire ta sœur ?
 
•  Non, il s'agit de ma femme. Je viens pour que vous la fassiez revivre.
 
• Il dit sa femme en parlant de sa sœur, songea un Esprit. Comment une fille aussi jolie et si jeune aurait-elle accepté d'épouser le pauvre Deux-Joncs.? 
 
Un autre Esprit interrogea :
 
•  Depuis quand est-elle morte ?
 
•  Cela fait maintenant quatre jours
 
•  Alors, va plus loin, au pays où ils ressuscitent les gens morts depuis plus de quatre jours. Ici, nous ne le faisons que pour ceux qui sont décédés depuis trois jours seulement :
 
Deux-Joncs marcha encore, portant le cadavre de la fille du chef. Il atteignit enfin le troisième village.
 
•  Tiens voici le pauvre Deux-Joncs. Il porte assurément sa sœur sur son dos.
 
•  Ce n'est pas ma sœur mais ma femme. Je viens vous demander de la ressusciter.
 
 
Incrédules, les Esprits examinèrent la morte.
 
•  Mais il dit vrai ! Il s'agit de la fille du chef de la tribu des Chinook.
 
L'un deux dit à Deux-Joncs :
 
•  Reste ici, nous allons voir ce que nous pouvons faire pour elle.
 
Comme les traits de la jeune fille commençaient à se creuser, les Esprits lui rendirent sa fraîcheur en la lavant avec de l'eau claire.
 
Puis ils oignirent son corps afin de lui faire perdre son odeur de cadavre. Ensuite, ils la baignèrent dans de l'eau de mer.
 
Alors, le cœur de la jeune fille se remit à battre et elle revint à la vie.
 
Deux-Joncs remercia les Esprits et s'en alla avec la fille du chef. Ils s'épousèrent et vécurent heureux en bordure d'une forêt.
 
Cependant, la jeune femme éprouva le désir de revenir dans son ancien village. Deux-Joncs l'emmena donc et l'installa dans la maison de sa mère.
 
Un matin, le fils du chef vint à passer par là. Il entendit une voix de femme dans la hutte de Deux-Joncs.
 
Ce n'était pas la voix chevrotante de sa vieille mère mais plutôt celle d'une jeune femme. Intrigué, il risqua un œil entre deux branches disjointes de la cabane.
 
Effaré par ce qu'il avait vu, il revint chez son père en criant :
 
•  Ma sœur n'est pas morte ! Elle vit dans la hutte de Deux-Joncs !
 
Le chef cru que son fils était devenu fou et il le secoua dans l'espoir de lui faire recouvrer la raison. Mais son fils continua de dire :
 
•  J'ai vu ma sœur. Elle est vivante, elle parlait avec Deux-Joncs et sa mère
 
Le père ne le cru pas. Néanmoins, par acquit de conscience, il se rendit dans la cabane qu'habitait Deux-Joncs.
 
En entrant, il vit sa fille.
 
•  Comment se fait-il qu'elle soit là ? Interrogea-t-il.
 
Deux-Joncs sourit.
 
•  N'est-il pas normal qu'une femme vive auprès de son mari ?
 
•  Mais ma fille n'était-elle pas morte ?
 
•  N'est-il pas normal qu'une femme revive après avoir été ressuscitée ?
 
Fou de rage de voir sa fille avec Deux-Joncs, le chef leva son casse-tête et l'abattit sur le crâne du jeune homme.
 
Au moment où Deux-Joncs tomba mort, la fille du chef mourût en même temps que lui.
 
Regrettant aussitôt son geste, le père de la jeune femme dit au cadavre de Deux-Joncs :
 
•  Réveilles-toi et garde-la puisque tu l'as épousée.
 
C'est ton beau-père qui t'en conjure.
 
Deux-Joncs reprit quelques couleurs et revint à la vie. Hélas, dès qu'il vit sa femme morte, il poussa un cri perçant.
 
Puis, Deux-Joncs se transforma soudain en geai bleu et s'envola vers les grands arbres.
 
•  Reviens ! Lui cria le chef. Nous avons encore besoin de toi pour ressusciter ma fille.
 
Le chant d'un geai parvint dans la hutte. Il disait :
 
•  Un geai bleu n'est pas assez fort pour transporter une femme jusqu'au Pays-des-Esprits.
 
Et la fille du chef resta morte.
 
Légende chinook Texte rédigé Par Ka-Be-Mub
 
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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 15:25

 

Il y a très, très longtemps, quand la terre et ses habitants étaient encore jeunes, les corbeaux étaient tous blancs comme neige. En ce temps-là, les hommes n'avaient ni chevaux, ni fusils, ni armes en métal. Mais ils dépendaient pourtant de la chasse au bison pour manger et survivre.
 
 Il était difficile, aléatoire et dangereux de chasser le bison à pied, avec des armes à pointe de pierre.
 
Les corbeaux rendaient les choses encore plus difficile aux chasseurs, car ils étaient les amis des bisons. Ils montaient très haut dans le ciel, au-dessus de la prairie, d'où ils pouvaient voir tout ce qui se passait.
 
A chaque fois qu'un chasseur s'approchait d'un troupeau, les corbeaux volaient jusqu'à leurs amis et  se perchant entre leurs deux cornes, ils les mettaient en garde
 
« Croa, croa, croa, chers cousins, voici venir des chasseurs. Ils sont en train de ramper dans le ravin qui est là-bas. Ils sont derrière cette colline. Attention ! Croa, croa, croa! ».
 
 En les entendant, les bisons s'enfuyaient au galop, et alors, les gens mouraient de faim
 
Les indiens  se réunirent donc en conseil pour décider quoi faire. Parmi les corbeaux, il en était un énorme, deux fois plus gros que tous les autres, qui était leur chef.
 
Pendant le conseil, le vieux sage se leva et suggéra ceci :
 
 « il nous faut prendre le grand corbeau blanc et lui donner une bonne leçon. Nous n'avons que cette solution, ou bien nous allons continuer à avoir faim ».
 
Il prit une grande peau de bison, entière, avec la tête et les cornes, et il la posa sur les épaules d'un jeune brave, en disant :
 
« mon neveu, glisse-toi parmi les bisons. Ils te prendront pour l'un des leurs, et ainsi tu pourras capturer le grand corbeau blanc ».
 
Ainsi déguisé en bison, le jeune indien  se faufila au milieu du troupeau et fit semblant de brouter.
 
Les grands animaux hirsutes ne lui prêtèrent pas la moindre attention.
 
Ensuite les chasseurs quittèrent leur campement et le suivirent, leur arcs tous prêts. Comme ils s'approchaient du troupeau, les corbeaux s'en vinrent, comme d'habitude, prévenir les bisons :
 
« croa, croa, croa, chers cousins, les chasseurs viennent pour vous tuer. Gardez-vous de leurs flèches. Croa, croa, croa ! ».
 
Et, comme d'habitude, tous les bisons de s'enfuir au galop....... Tous, sauf bien sûr le jeune chasseur sous sa peau hirsute, qui faisait semblant de continuer à brouter.
 
Le grand corbeau blanc vint donc se percher sur les épaules du chasseur  et battant des ailes, il lui dit :
 
 « Croa, croa, croa, mon frère, es-tu sourd ? . Les chasseurs sont tout près, juste de l'autre côté de la colline. Sauve-toi ! ».

Mais, à ce moment-là, le jeune chasseur laissa tomber sa peau de bison et s'empara de grand corbeau en le saisissant par les pattes.
 
Puis il prit un lien de peau, lui attacha les deux pattes ensemble et attacha l'autre extrémité à une grosse pierre. Le corbeau se débattait tant qu'il pouvait, mais en vain.
 
Les indiens  de nouveau tinrent conseil.
 
 « Qu’allons-nous faire de ce sale corbeau, qui nous a affamés tant de fois ? Je vais le brûler ! ».
 
 S’écria un chasseur en colère. Et avant qu'on ait pu faire le moindre geste, il arracha le corbeau des mains du jeune chasseur et le plongea dans le feu du conseil, avec sa pierre et sa lanière de cuir. « Ça t'apprendra ! » lui dit-il.
 
Bien entendu, le lien qui l'attachait à la pierre brûla complètement presque tout de suite, et le grand corbeau réussit à s'envoler.
 
Mais il était un peu roussi, et certaines de ses plumes étaient carbonisées.
 
 Il était toujours aussi gros, mais il n'était plus blanc.
 
 « croa, croa, croa ! » cria-t-il en s'envolant du plus vite qu'il pût.
 
« Jamais je ne recommencerai ; je n'avertirai plus les bisons, Je vous le promets, Croa croa croa ! ».
 
C'est ainsi qu'il réussit à s'échapper. Mais, depuis ce temps-là, tous les corbeaux sont noirs.
 
Raconté par les Sioux Brûlés
 
 

 

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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 19:07
Dans son costume de fête, le vieux sorcier aveugle dansa. Pendant que les Indiens, silencieux, attendaient l’oracle qui allait venir.
 
Le soleil blanc, brûlant, roussissait les aiguilles des épinettes. Les Indiens suaient, la peau luisante et les yeux noirs. Ils fixaient le vieux sorcier qui allait dire :
 
Partez mes frères ! Quittez les wigwams ! Abandonnez le territoire de chasse ! Quittez la rivière asséchée ! Fuyez ! Fuyez ! La colère du Grand Esprit habite le loup…le loup avec sa horde accourt vers nous.
 
Il mangera nos femmes et nos enfants…et nous-mêmes ! Fuyons pendant qu’il en est encore temps. La forêt est sèche et le loup s’affame. Suivez-moi, fuyons!
 
Les Indiens le regardaient, incrédules. Le sorcier était vieux, le sorcier était fou.
 
Ils restèrent assis, la peau luisante et les yeux noirs. Le sorcier répéta en vain sa prophétie.
 
Les Indiens levaient les paupières, les rabaissaient. Ils ne bougèrent pas. Sans ses yeux, comment le sorcier pouvait-il lire l’avenir ?
 
Alors, malheureux, le vieux sorcier aveugle ramassa son arc et ses flèches et s’en alla. Seul un huard noir le suivit.
 
Dans la nuit les loups vinrent et saccagèrent le village indien. Il ne restait au matin que les wigwams et des os, le soleil blanc et les épinettes roussies.
 
Le vieux sorcier, déjà loin, marchait toujours. Le huard au-dessus de lui fidèlement volait. Mais quand vint le second jour, les loups se rapprochèrent. Le sorcier s’arrêta, écouta.
 
Il entendait le volettement doux du huard et sentait la présence des loups qui l’encerclaient. Le vieux sorcier saisit son arc, palpa une flèche et, bravement, dans sa nuit éternelle attendit.
 
Soudain le huard battit vivement des ailes dans l’air. Le sorcier comprit. Il banda son arc et, dès que l’oiseau lança un cri, il visa - à hauteur de loup - sous le signal sonore de l’oiseau.
 
Un loup hurla de douleur. Par trois fois le sorcier arma son arc. Par trois fois le huard cria. Le sorcier aveugle, guidé par le cri de l’oiseau, abattit trois loups et la horde s’éparpilla.
 
Quand le vieux sorcier n’entendit plus les hurlements des loups affamés, il rangea son arc et ses flèches et s’arrêta. Le huard s’arrêta lui aussi.
 

Puis, la pluie vint, et les printemps et les automnes et les hivers. Les années passèrent. Le vieux sorcier de plus en plus vieillissait. Le huard noir volait tristement autour. Car chaque jour le vieux sorcier faiblissait.
 
Le dernier jour, le sorcier appela l’oiseau. Le huard répondit d’un cri plaintif et descendit plus bas.
 
Alors le vieux sorcier aveugle, en tremblotant, retira son collier d’os blanchis et le lança vers le point d’où venait le cri… et il sut, en écoutant le cliquetis des os dans le ciel, que son collier avait atteint le cou de l’oiseau.
 
Il sourit et expira. Et c’est depuis ce temps que le huard noir porte au cou un collier blanc…

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 18:29
Le crocus des prairies.  (Légendes manitobaines)
 
Wappee était le fils du chef de la tribu des Pieds Noirs. Estimé de tous, il vivait paisiblement entouré des siens. N’ayant peur de rien, à l’abri des intempéries et des bêtes féroces dans le grand tipi, il grandissait en sagesse tout en suivant attentivement les enseignements de son père.
 
Quand Wappee eut douze ans, son père le fit venir.
 
« Mon fils, le temps est venu pour toi de devenir un homme. Un jour, si les Esprits le veulent, tu seras le chef. Pour cela, tu dois te montrer à la hauteur de ton peuple. Tu dois partir dans les collines. Tu reviendras dans cinq nuits. Alors, peut-être seras-tu devenu un homme libre, capable de conduire les tiens.»
 
Wappee quitta la tribu le soir même et se dirigea vers les montagnes. Il s’installa sur le sommet de la plus haute colline. Seul avec les étoiles, il se sentit libre, prêt à affronter tous les obstacles.
 
Au matin, Wappee se leva, le cœur léger. C’était une belle journée de printemps. La neige fondait lentement sous le chaud soleil.
 
Wappee s’assit et médita sur son avenir. Il devait attendre qu’un Esprit bienveillant lui montre, par le biais du rêve, le chemin qui le mènerait de l’enfance vers l’âge adulte. Mais le jour progressait et Wappee ne voyait toujours rien.
 
Aucune vision, ni âme qui vive, ne venait troubler le silence qui l’entourait. Très vite, la solitude et la peur s’emparèrent de lui.
 
Le soir venu, il s’allongea à nouveau dans l’espoir d’avoir une vision. Mais rien ne vint.
Le lendemain se passa en tous points comme la veille. La journée chaude étala les couleurs de l’aube jusqu’au crépuscule pour se fondre ensuite dans la pénombre de la nuit. Wappee ne bougea pas.
 
Il ne lui restait maintenant que trois nuits avant de retourner chez son père pour lui annoncer qu’il n’était pas devenu un homme, mais qu’il était un lâche.
 
Le Grand Esprit ne lui avait pas permis de faire le rêve. Plus le temps passait, plus Wappee ressentait la douleur de l’échec.
 
Le matin suivant, alors qu’il observait les couleurs du soleil levant, il aperçut une petite fleur aussi blanche que la neige, qui reposait à ses côtés.
 
La fleur ouvrait grand ses pétales pour y laisser entrer le soleil. Elle se balança lentement dans sa direction jusqu’à ce que son esprit troublé fut calmé par la vue des montagnes bleues et de l’herbe verte des prés.
 
Assis non loin de la fleur, Wappee observa les corbeaux et écouta le bruit du vent. Le jour baissait. La montagne devint rose, puis magenta. Bientôt le soleil disparut, laissant place à l’obscurité.
 
Mais cette fois, Wappee ne se sentait plus seul. Il avait maintenant une amie :  
 
 «  Petite sœur, dit-il, toi si fragile, que fais-tu dans cet endroit froid et venteux? Je vais me coucher près de toi pour te réchauffer. Mais je ne veux pas t’écraser. »
 
Et pendant qu’une partie de son esprit se reposait l’autre partie veillait sur la petite fleur blanche.
 
Lorsque la nuit se prépara à rencontrer le jour, la fleur parla :  
 
«  Écoute, Wappee. Hier, tu étais triste car tu ne connaissais pas la peur. Celui qui ne connaît pas la peur est fragile. L’homme sage apprend à vivre avec elle. »
 
Le jeune indien, surpris, s’approcha de la fleur pour mieux l’entendre. Mais la fleur se tût, en se balançant au gré du vent.
 
Toute la journée, Wappee ne cessait de penser à ce que la fleur lui avait dit.
 
La nuit suivante, il protégea encore la petite fleur avec son manteau de fourrure. Puis, à l’aube, la fleur parla :  
 
«Tu as bon cœur, Wappee. Tu iras loin.»
Puis, elle se tût jusqu’à la nuit suivante. Au lever du jour, elle dit encore :  
 
«La sagesse et un coeur bon sont les qualités d’un grand chef. Si tu as des difficultés, reviens vers les collines, elles t’apporteront la paix et la chaleur.»
 
Puis Wappee s’endormit paisiblement. Son sommeil fut peuplé de visions : devenu chef de sa tribu, il la vit heureuse et prospère.
 
Il était maintenant temps pour Wappee de retourner vers les siens. Cependant, avant de partir, il dit à la fleur :
 
« Petite sœur, pendant trois nuits, tu m’as consolé de ma solitude, tu m’as aidé à avoir des visions. Demande-moi ce que tu veux et j’irai voir le Grand Esprit pour qu’il exauce tes vœux.»
 
La petite fleur répondit : 
 
«Wappee, demande au Grand Esprit de m’habiller de bleu et de violet, comme les montagnes, afin que les hommes puissent me voir et me tenir en compagnie, un petit soleil doré que je garderai tout au fond de mon cœur pour me consoler les jours de pluie, un manteau chaud pour que je puisse faire face au vent froid qui souffle et à la neige qui fond. Ainsi, j’apporterai confort et espérance à tous les hommes.»
 
Le Grand Esprit, qui avait entendu cette conversation fut sincèrement touché par la bonté de Wappee envers la fleur aussi, répondit-il aux souhaits de ce dernier.
 
La petite fleur blanche devint alors bleue et violette avec au centre un cœur chaud et doré, enveloppé d’un manteau de verdure. Cette petite fleur s’appelle le crocus des prairies.
 
Les hommes admirent sa force et sa fragilité, ses couleurs et sa chaleur. Elle est aujourd’hui l’emblème floral du Manitoba.  
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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 19:54
Comme c'était la coutume depuis fort longtemps, un très vieil indien, sentant venir la fin de ses jours, décida d'aller s'isoler dans la profondeur des bois.
 
Là, dans la plus grande solitude, il rencontrerait l'esprit de la mort, le Manitou-Femme.
 
Il partit un matin, à la barre du jour, dans son canot et atteignit, après une harassante journée, le lieu qu'il avait lui-même choisi depuis longtemps.
 
Lorsque la nuit tomba, il s'enroula dans sa couverture et s'allongea devant le feu qui accompagnerait son dernier repos.
 
Soudain, il fut encerclé par une meute de loups affamés qui attendaient que le feu se consume pour dévorer le vieillard.
 
Sous le coup de l'effroi, regrettant ses forces perdues, il invoqua le mauvais manitou et lui offrit son esprit en retour de sa jeunesse et de sa force.
 
" Très bien, dit le manitou du mal, je te redonnerai la vigueur de tes 20 ans, mais tu devras tourner la pointe de ton canot vers le soleil levant et pagayer à travers les terres qui s'ouvriront pour te laisser passer. Lorsque tu atteindras le grand fleuve, tu mourras ".
 
Le vieil homme voyagea ainsi pendant deux lunes.
 
Mais quand il vit qu'il se rapprochait du fleuve, il commença à serpenter, pensant ainsi prolonger sa vie.
 
Dès qu'il atteignit le grand fleuve, son canot chavira pourtant, emportant l'homme dans les profondeurs de l'onde.
 
Voilà pourquoi la rivière St Maurice, dans la région de la Mauricie, fait tant de détours avant de se jeter dans le fleuve St-Laurent.
 

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 23:00
DEBUT DE LA COLONIE DE JAMESTOWN
 
En avril 1607, la première colonie anglaise permanente était établie sur le fleuve James et baptisée Jamestown.
 
La société anonyme de la compagnie de Virginie à Londres, comptait bien que ses explorateurs trouveraient or, route des Indes, fourrures, sassafras et bien d'autres choses pouvant rapporter de l'argent....
 
C'était plutôt un intérêt mercantile que religieux qui était à l'origine de cette expédition.
 
Quelques voeux pieux sur le besoin de convertir les Indiens ne se voyaient pas du tout traduits dans la réalité.
 
De toutes façons, les débuts de Jamestown furent éprouvants : le mouillage était rendu insalubre par les marécages proches.
 
Après un an de séjour, 53 hommes avaient survécu. Deux navires arrivèrent alors avec renfort et provisions.
 
Sur les 900 colons arrivés pendant les 3 premières années, seulement 150 étaient encore en vie en 1610.
 
C'était à cause de la famine et de la maladie, pas des Indiens qui, s'ils l'avaient souhaité, auraient facilement éliminé ce petit établissement.
 
En 1611 le Gouverneur demanda au Roi d'envoyer en Virginie tous les condamnés à mort des prisons anglaises, « car eux au moins seront contents de construire ici leur nouveau pays».
 
À leur arrivée, les anciens colons se réfugièrent vers le nord, dans la future Nouvelle-Angleterre et la nouvelle population n'éprouva pas plus l'envie de travailler dans le Nouveau Monde que dans l'Ancien...
 
De 1618 à 1625, on compta 4.000 arrivées. Mais la population ne dépassait pas 1.210 individus blancs en 1625.
 
En 1624, prenant prétexte des mauvais traitements que les colons avaient subis, le Roi dissolvait la compagnie de Londres.
 
La Virginie était devenue colonie royale. Les colons anglais n'avaient pas l'état d'esprit d'agriculteurs et s'inspiraient du modèle espagnol : les indigènes travaillent, les Européens surveillent, organisent et empochent les profits.
 
Mais cela n'allait pas être aussi simple...
 
Les indigènes étaient des algonkins, réunis en une confédération estimée à 10.000 hommes, sous le commandement de Wa-hun-sen-a-cock, lequel habitait un village potomack appelé Powhatan.
 
C'est ce nom de village qui servira à désigner le personnage chez les Anglais.
 
La colonie put survivre grâce aux Indiens de Powhatan pendant les premiers hivers.
 
Pour John Smith, c'est Dieu qui a permis que les Indiens lui viennent en aide avec maïs et gibier et non pas leur générosité...
 
C'est en 1608 que le capitaine John Smith, premier chef de la colonie, parti pour un voyage de découvertes vers les sources du Chickahomini (dans la région actuelle de Richmond, à l'ouest de Chesapeake), tomba entre les mains d'un parti d'Indiens qui, effrayés des progrès des envahisseurs et de l'usage menaçant pour l'avenir qu'ils faisaient de leurs démoniaques armes à feu, le conduisirent au chef des Potomack, Powhatan.
 
Powhatan fut assez embarrassé de son prisonnier. Personnellement, il semble qu'il ne lui voulait aucun mal.
 
Toujours est-il qu'il l'accueillit avec honneur.
 
Mais les chefs et surtout les sorciers des tribus n'éprouvaient pas tous les mêmes sentiments.
 
L'Anglais leur paraissait un sorcier trop fort pour eux, n'avait-il pas envoyé au loin par un messager une certaine feuille de papier sur laquelle il avait tracé des signes ?
 
Et quelques jours plus tard le messager était revenu avec des objets dont justement Smith avait besoin !
 
Comment la feuille de papier avait-elle pu parler pour demander ces choses ?  
 
Cela dépassait les bornes d'un honnête pouvoir.
 
On discuta et on délibéra longuement, le résultat de la délibération fut que, tout bien considéré, il était préférable d'intimider le détenteur d'une si redoutable magie.
 
Smith fut conduit à la pierre du sacrifice et l'exécuteur s'approcha avec son tomahawk.
 
C'est alors qu'intervint Pocahontas, l'une des deux filles de Powhatan, âgée de 12 ans.
 
Qu'elle eut été réellement émue par le charme de Smith ou chapitrée par son père, elle prit la défense de l'Anglais, plaida en sa faveur, supplia, menaça, ordonna, pleura.
 
Rien n'y fit, la décision était prise ! La massue se leva pour l'exécution de la sentence.
 
Alors elle s'élança, se pencha sur la tête de Smith, la couvrit de la sienne, la voila de ses longs cheveux noirs et déclara que si on voulait briser le crâne du prisonnier, il faudrait d'abord briser le sien !
 
Les Indiens semblèrent convaincus par son audace et libérèrent le prisonnier.
 
Seuls quelques sorciers s'obstinèrent à le considérer non sous la protection du Grand Esprit mais sous celle de l'Esprit du Mal.
 
Quoiqu'il en soit, les relations les plus cordiales furent rétablies, Smith demeura auprès de Powhatan qui le combla de faveurs.
 
Pocahontas le tira des embûches de ses ennemis en l'en prévenant. Il voulut lui offrir quelques présents, par reconnaissance ; elle refusa avec énergie, trop contente, dit-elle, de l'avoir sauvé.
 
À quelque temps de là, Smith ayant reçu des renforts, elle voulut donner à ses nouveaux hôtes une fête digne d'eux.
 
Le soir un grand feu fut allumé dans la plaine. Un grand nombre d'Indiens l'entourèrent, les premiers rangs étant réservés à Smith et sa troupe.
 
Soudain des cris aigus s'élevèrent de la forêt.
 
Les Anglais, persuadés qu'on allait les attaquer, commencèrent à s'emparer des notables de la tribu pour en faire des otages.
 
Mais Pocahontas se jeta au milieu d'eux et déclara qu'elle se livrait la première à leur vengeance s'ils la croyaient capable de trahir.
 
À ce moment sortit du bois une trentaine de jeunes filles habillées de peintures et d'une ceinture de feuillage.
 
Elles exécutèrent une série de danses et de chants, interrompus de temps en temps par des cris farouches qui avaient si fort ému l'assistance.
 
Celle-ci s'apaisa un peu ; ces danseuses court-vêtues n'étaient certainement pas dangereuses.
Elles regagnèrent bientôt la forêt.
 
On en fut quitte pour la peur. La tranquillité assurée, Smith put bientôt reprendre ses explorations.
 
Les Indiens eurent l'imprudence de l'aider.
 
Il remonta ainsi le Potomack, s'approcha des Montagnes Bleues et, secondé par Newport, arriva à reconnaître, zone par zone, la plus grande partie de ce pays de miracle qu'est la Virginie.
 
Comme ils préféraient s'emparer des récoltes lieu de faire pousser, tout était prétexte aux Anglais d'attaquer les Indiens.
 
John Smith avoue que les guerres en Europe, Asie et Afrique lui ont appris à soumettre les « sauvages.»
 
Crâneur et hautain, courageux, cet homme est un bel exemple du chef militaire du XVIIe siècle.
 
Comme il avait remonté la rivière pour échanger des marchandises contre du maïs avec Opechancanough, le demi-frère de Powhatan, il fut encerclé par plusieurs centaines d'Indiens en armes.
 
Gardant son sang froid, il saisit la mèche de scalp d'Opechancanough et le fit avancer face aux guerriers, un pistolet dans les côtes : « Me voici ! Tire qui l'ose ! Vous m'avez promis de remplir mon navire (de maïs) avant mon départ, tenez votre promesse ; sinon ce sont vos cadavres qui le rempliront.»
 
Il eut son maïs. Pendant l'hiver 1608-1609, Smith partit avec des compagnons exiger l'aide de Powhatan pour nourrir les colons.
 
Le chef les régala de pain, dindes et gibier.
 
Le lendemain, après les avoir encore pourvus de vivres, il leur demanda quand ils comptaient repartir car il n'avait pas assez de grain pour leur en fournir. Sauf contre des épées.
 
Smith refusa et menaça de rompre l'amitié. Powhatan devinait les intentions des Anglais, mais espérait vivre en paix avec eux.
 
Smith rapporte : « Capitaine, dit le roi, je m'inquiète des raisons de votre venue (...) car beaucoup me disent que ce n'est pas pour le commerce, mais plutôt pour faire la guerre à mon peuple et nous prendre notre pays.
 
Pourquoi prendre par force ce que vous pouvez obtenir par l'amitié et pourquoi détruire ceux qui vous nourrissent ?
 
Que croyez-vous obtenir par la guerre ?
 
Nous pouvons cacher nos provisions et nous enfuir dans les bois ; la faim vous tuerait alors pour avoir fait du tort à vos amis.
 
La guerre ferait de moi une bête traquée sans repos ni sommeil, pendant que mes hommes devraient, bien qu'épuisés, monter la garde ; au moindre froissement de feuille, ils se mettraient à crier : Voilà le capitaine Smith !
 
Il me faudrait fuir je ne sais où et finir ma vie tristement.» Lors d'une expédition, l'explosion d'un baril de poudre obligea John Smith à renoncer et il rentra en Angleterre.
 
Il reviendra en Amérique, mais plus au nord, dans la future Nouvelle-Angleterre et retournera de nouveau en Angleterre en 1613.
 
Les gouverneurs suivants ne purent contenir les colons. Les hostilités recommencèrent bientôt.
 
Dans une de ces rencontres, le capitaine Radcliffe fut tué avec trente de ses hommes.
 
Un autre officier, Spillman, fait prisonnier, allait être exécuté lorsque Pocahontas reparut et le sauva comme elle avait sauvé Smith.
 
Elle s'était retirée à cette époque chez une tribu dont elle avait le commandement. Contre les Indiens, les Anglais mêlaient ruse et immoralité.
 
D'abord les directeurs de la Compagnie de Virginie à Londres voulaient qu'on s'empare de Powhatan pour le forcer à se soumettre.
 
Si on n'y parvenait pas, Sir Thomas Gates, nommé gouverneur en 1611, fut fermement prié d'étendre son autorité sur le plus de chefs possible et de supprimer les prêtres indiens.
 
Il réussit à attirer des indigènes à découvert en faisant battre le tambour et danser ses soldats ; puis il les massacra.
 
Ce genre de ruses, comme la capture de Pocahontas par Samuel Argall en 1612, permirent à la fragile colonie de vivre en paix quelques années ; au-delà des discours, elles révèlent le fond des Anglais.
 
 
LA CAPTURE DE POCAHONTAS
 
Pour assurer sa sécurité et celle de ses administrés de Jamestown, le capitaine Argall ne trouva rien de mieux que d'attirer Pocahontas dans un guet-apens, de s'emparer d'elle et de la garder comme otage jusqu'au rétablissement de la paix, en échange des Anglais prisonniers, des armes que les Indiens avaient obtenues jusque-là et d'une grande quantité de maïs.
 
Elle fut honorablement traitée et entourée des égards qu'on devait à une alliée fidèle et à une fille de chef.
 
Tant et si bien qu'au bout d'une quinzaine de mois, accoutumée à sa nouvelle vie, elle avait été demandée de nombreuses fois en mariage, mais n'avait pu se décider.
En avril 1613, un officier veuf, John Rolfe, en gentleman qui connaît les usages, fit une démarche officielle auprès de Powhatan.
 
Celui-ci consentit à l'union qui réconciliera les deux peuples. Ce qui fit qu'un autre Anglais s'enhardit et demanda la main de sa seconde fille.
 
Mais c'était assez d'une au gré de l'Indien : « Je mourrais s'il fallait me séparer de mes deux filles à la fois.
 
Vous avez déjà obtenu la soeur de celle-ci : que ce gage vous suffise. C'est assez pour la paix. Vous voyez que je suis vieux et que je désire achever tranquillement mes jours.
 
Soyez sans crainte : la hache est tombée de mes mains et je ne veux plus de sang !» Pocahontas se laissa donc marier à Rolfe.
 
Elle se fit chrétienne et est la première Indienne de ces contrées qui ait reçu le baptême. On lui donna dans cette cérémonie le nom de Rebecca.
 
Madame Rebecca Rolfe suivit son mari en Angleterre où elle reçu un accueil des plus affectueux. Au cours d'une des réceptions elle rencontra le capitaine Smith.
 
Elle se troubla, se voila le visage, puis se jeta dans ses bras, lui rappela l'amitié qu'il avait jurée à Powhatan : « Vous l'appeliez père quand vous étiez étranger dans notre pays.
 
Me voici étrangère dans le vôtre. Et je veux vous y donner ce doux nom !» Il raconta son histoire à la Reine, la femme de Jacques Ier.
 
Celle-ci se la fit présenter, la prit en amitié et la fit paraître à toutes ses fêtes comme la reine d'une puissante nation alliée.
 
Pocahontas servait (involontairement ?) d'agent de recrutement pour la colonie.
 
La fille de Powhatan, chef des Potomack, se préparait à retourner dans son pays pour y fortifier les liens de l'alliance quand elle mourut à Gravesend en 1617, âgée de 22 ans.
 
 
DÉGRADATION DE LA SITUATION À JAMESTOWN
 
Pour satisfaire les consommateurs anglais, on commença à cultiver du tabac en 1614 ; le besoin de prendre la terre aux Indiens se fit impérieux.
 
Cette culture épuise les sols rapidement et les planteurs avaient toujours besoin de nouveaux espaces.
 
Il leur était bien plus facile de voler des terres déjà valorisées par les Indiens que d'entreprendre d'en défricher eux-mêmes... Powhatan essaya d'éviter la violence, en dépit de multiples provocations et crimes.
 
Opechancanough lui succéda en 1618 à la tête de la confédération, promettant aide et amitié aux colons : « Je tiens la paix d'une main si ferme que le ciel tombera avant que je ne la lâche.»
 
Cependant les humiliations et exactions des colons allaient le pousser à bout.
 
Un certain Morgan, parti commercer avec les Indiens dans l'intérieur du pays, n'était jamais revenu. Ses domestiques, convaincus qu'il avait été tué par Nemattanow dont on disait qu'il portait le chapeau de Morgan, assassinèrent ce dernier.
 
C'était un homme d'un certain rang et Opechancanough menaça de se venger.
 
Les colons répondirent par d'autres menaces. Il parla clairement de vengeance au gouverneur Francis Wyatt. Deux semaines après, c'était le Vendredi Saint 22 mars 1622.
 
Des groupes d'Indiens sans armes arrivèrent de bonne heure dans la plupart des villages échelonnés sur quelques cent cinquante kilomètres le long du fleuve James : comme de coutume on les invita dans les maisons à prendre un déjeuner et à troquer des dindes, des poissons, des fourrures et de la viande de cerf contre des perles et autres pacotilles.
 
À Henrico, le plus occidental de ces villages, le pasteur George Thorpe faisait ses dévotions.
 
Il avait quitté la Chambre privée du Roi pour fonder une école dans le nouveau Monde et convertir les Indiens.
 
Ses progrès lui paraissaient très satisfaisants : il lui semblait avoir la confiance et l'amitié des indigènes et il avait même construit une maison de style anglais pour Opechancanough, le chef de la puissante confédération des tribus de Tidewater.
 
 À quelques kilomètres, à Falling Creek, une centaine de travailleurs qualifiés étaient en train de construire une fonderie. Et tout le long du fleuve, des hommes et des femmes vaquaient aux travaux des champs.
 
À huit heures, une vague de violence s'abattit sur les colons. Les Indiens s'emparèrent des armes de leurs hôtes et, selon un témoin, ils tuèrent sans discrimination d'âge ou de sexe, hommes, femmes et enfants, de vile et barbare façon. Thorpe fut parmi les premières victimes.
 
Les Indiens se précipitèrent en masse dans la fonderie, tuèrent le maître de forge et ses employés, mirent le feu aux bâtiments et saccagèrent les machines.
 
À tel point que par la suite la compagnie de Virginie ne put récupérer en tout et pour tout qu'une paire de tenailles, une pelle et une barre de fer.
 
Les hommes et les femmes surpris dans les champs furent tués ; seuls eurent la vie sauve, pour la plupart, ceux qui eurent le temps de se défendre.
 
Par exemple, dans un des villages, un jeune garçon mit ses attaquants en fuite rien qu'en tirant en l'air, tandis que les colons d'une maison voisine s'en sortirent aussi bien à coups de hache, de bêches et de briques.
 
Jamestown fut épargnée grâce à un jeune Indien nommé Chanco, serviteur de Mr Pace. La veille au soir, ne pouvant se résoudre à devoir tuer son maître, Chanco le prévint du danger.
 
Pace prépara sa maison pour résister à l'assaut et juste avant l'aube il traversa le fleuve James en canot pour aller avertir le gouverneur.
 
Les assaillants parvinrent à tuer un tiers de l'ensemble des colons. Il en tomba 347 ; les Indiens se jetaient avec fougue sur les cadavres pour les défigurer, les traîner, les mutiler, les découper en morceaux qu'ils emportaient, par jeu, pleins d'un triomphe vil et brutal.
 
La cause immédiate de cette agression était la mort de Nemattanow. Mais l'origine de la guerre qui débuta ainsi en 1622 avait d'autres causes : le comportement des colons.
 
Dès lors, les Anglais allaient mener une politique d'extermination. Plutôt que d'être en paix et en ligue avec eux, il est infiniment préférable, écrivit Wyatt, de n'avoir aucun païen parmi nous, car ils sont comme des épines dans nos flancs.
 
Les colons ne songèrent plus qu'à expulser tous les Indiens de la région de Tidewater en attaquant régulièrement les villages alentours. Malgré les ravages de la maladie, ils ne renoncèrent pas à leur offensive.
 
Le Conseil de l'État de Virginie put ainsi annoncer qu'en 1622 on avait tué plus d'Indiens que depuis le début de la colonie. Les méthodes employées étaient telles que la Compagnie de Virginie elle-même les dénonça.
 
Elle apprit une tentative d'empoisonnement d'Opechancanough par le gouverneur Wyatt au cours d'une fausse conférence de paix. Deux cents Indiens se trouvèrent gravement atteints et beaucoup moururent, mais Opechancanough parvint à s'échapper.
 
Le Conseil opposa aux protestations de la Compagnie que « tout est bon pour exterminer les Indiens.
 
Depuis toujours toutes les ruses sont permises contre les ennemis, mais avec eux plus encore et aucune guerre honorable ne se pourra jamais tenir, on ne devra jamais leur faire aucun quartier et on ne peut non plus espérer les soumettre, quoi que d'aucuns essaient de vous faire croire.»
 
En 1632, épuisés, les deux camps marquèrent un temps d'arrêt. Chacun reconnut à contrecoeur l'autorité de l'autre sur son propre territoire et dans la prudence et la morosité, on choisit de faire une trêve dans la région de Tidewater. Cette pause ne dura pas 10 ans.
 
En 1644, le vieil Opechancanough reprit ses voyages pour mettre au point une nouvelle attaque.
 
Ce fut le matin du 18 avril. Les Indiens s'arrêtèrent au premier assaut, peut-être découragés par un mauvais présage, au lieu de profiter de leur avantage.
 
La population blanche de Virginie avait alors atteint 8.000 habitants et même si on ne peut pas considérer la mort de plus de 400 colons comme négligeable, ce n'était pas non plus une catastrophe.
 
Le gouverneur William Berkeley captura Opechancanough, presque centenaire et quasiment aveugle, en 1645. Il ordonna qu'on le traite selon son rang.
 
L'un des gardiens abattit Opechancanough en lui tirant dans le dos. En octobre 1646 l'Assemblée signa la paix avec son successeur, Necotowance.
 
La mort d'Opechancanough laissa la colonie anglaise s'étendre jusqu'aux rapides, c'est-à-dire sur toute la partie navigable des rivières de Virginie et prépara l'accès aux Appalaches.
 
Pour pouvoir planter de nouveaux champs de tabac, les notables employaient tous les moyens les plus faciles pour enlever les terres aux Indiens.
 
Ils étaient rarement sanctionnés. Les exactions et les massacres continuèrent jusqu'à ce que la Virginie ne soit plus qu'un territoire blanc.
 
Les colons avaient gagné.
 
Merci a jacques legrand pour les recherches sur la véritable histoire.
 
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15 octobre 2005 6 15 /10 /octobre /2005 22:00
LA CRÉATION DES ASTRES
 
Suite à la création de la Grande Île sur le dos de la Grande Tortue, les animaux, réunis en conseil, décidèrent qu'il fallait plus de lumière.
 
Ils chargèrent alors la Petite Tortue de trouver une solution à ce problème de ténèbres.
 
Ingénieuse, la Petite Tortue saisit de grands éclairs et elle fabriqua un grand feu qu'elle fixa dans le ciel. Ainsi fut créé le Soleil.
 
Rapidement, le conseil se rendit compte que toutes les parties de la Grande Île n'étaient pas bien éclairées. Après intense réflexion, le conseil décida de donner un mouvement au Soleil.
 
La Tortue des marais fut chargée de creuser un trou de part en part de la Grande Île de façon à ce que le Soleil puisse faire une rotation complète autour de la Grande Île, donnant ainsi une alternance de lumière et de noirceur. Ainsi furent créés le jour et la nuit.
 
Dans le but d'éviter une noirceur totale, lors de la rotation du Soleil, la Petite Tortue fut mandatée de trouver un substitut au Soleil afin d'éclairer la nuit.
 
Elle créa donc la Lune qui devint la douce compagne du Soleil. Le Soleil et la Lune eurent de nombreux enfants, les Étoiles, qui sont dotés de vie et d'esprit comme leurs parents.
 
En souvenir de sa participation à la création des astres, la Petite Tortue fut nommée gardienne du ciel.
 

 

 
L'ORIGINE DES PLANTES MÉDICINALES
 
Il y a fort longtemps, un homme et une femme ont été enlevés par des ours qui les ont conduits très loin dans la forêt des Montagnes rouges.
 
Cherchant constamment à s'enfuir de sa captivité, l'homme s'infligea maintes fois de graves blessures. Mais toujours les ours le ramenaient dans leur repaire.
 
À chaque fois, l'homme revenait à la santé grâce aux bons soins de sa femme qui profitaient des enseignements que lui prodiguaient les ours sur toutes les plantes médicinales présentes dans la forêt.
 
C'est ainsi que la femme put guérir les nombreuses blessures subies par son mari qui récupéra la santé.
 
Lorsque l'homme et la femme furent libérés, ils quittèrent les Montagnes Rouges et regagnèrent leur village avec joie.
 
En plus de cette liberté retrouvée, la femme ramenait une foule de connaissances sur les plantes que l'on peut ramasser dans la nature et à partir desquelles on peut guérir des maux et des blessures.
 
Depuis ce temps, les connaissances sur les plantes médicinales apprises du peuple Ours se transmettent de mère en fille.
 

 

 


 
LA CRÉATION DES OISEAUX
 
Il y a fort longtemps, il n'y avait pas d'oiseaux et très peu d'animaux sur Terre. Pour jouer, les enfants n'avaient que des feuilles et cela, pendant six longues lunes.
 
À la septième lune, Ours Blanc soufflait le froid sur les arbres et Loup Hurleur les dépouillait de toutes leurs feuilles.
 
Les enfants ne pouvaient plus jouer. Lorsqu'ils sortaient de la hutte à suer, après le jeûne rituel, ils ne voyaient plus aucune jolie bête dont ils pouvaient prendre le nom.
 
Car c'est la façon de reconnaître nos petits, chacun portant le nom de l'animal ou de l'objet qu'il voit le premier en sortant de la hutte à suer.
 
Quand Ours Blanc et Loup Hurleur avaient passé, les enfants restaient tristes pendant plusieurs soleils. Ils ne voulaient plus manger leur sagamité (bouillie de maïs).
 
Un jour qu'elle regardait tomber les feuilles, une petite fille s'adressa à Glouseclappe le grand esprit. Elle lui dit " O toi qui as fait la terre, l'eau et les petits feux qui brillent là-haut, fais autre chose si tu veux que les enfants rient et mangent leur sagamité ". Glouseclappe l'entendit.
 
Le mois des fleurs venu, après que Vent du Sud eut défait le travail de Ours Blanc, il ramassa les feuilles tombées et souffla dessus.
 
Des oiseaux de toutes les couleurs s'envolèrent et se posèrent sur les arbres en chantant.
 

 

 
 
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3 août 2005 3 03 /08 /août /2005 22:00

Suite de la signification des animaux pour les amérindiens  ( Voir aussi article du Jeudi 16 Décembre 2004 http://amerindien.over-blog.com/1-categorie-13067.html ) 



Abeille : représente le groupe, la communauté, la fête. Elle nous invite a célébrer les évènements heureux ou simplement l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. Elle nous apprend qu’une vie harmonieuse en communauté existe.





Baleine : nous ramène au langage originel, le son, qui porte en lui l’ensemble de la destinée. Qui connaît son origine connaît son futur.



 

 

Belette : lie a l’art de la dérobade. Elle a le sens aigu de l’observation et une grande et incroyable énergie et d’ingéniosité.




Bison : favorise la réconciliation et la réflexions sur le sens et la valeur de la paix. Il s’agit de reconnaître les sens sacré de tout cheminement terrestre quel qu’il soit. Il rappel qu nous devons apprendre a remercier et rester humble.




Castor : il a les sens aigu de la famille et du chez soi. Cet animal nous éclaire sur la puissance du travail accompli et sur la fierté qu’on en tire. Il faut avoir l’esprit d’équipe pour parvenir ensemble à atteindre un objectif. Ce dernier favorise l’harmonie.

 

Chat : signifie la surveillance et la sensualité. Il nous rappelle que nous avons le droit de choisir a quel moment et de quelle manière résoudre nos problème. Il nous permet aussi d’observer une situation avec calme et sans idée déjà établi avant de prendre notre décision.






Chevreuil : la douceur même. Celle qui touche le cœur et l’esprit des êtres blessés et qui apporte sécurité et guérison.





Chouette : représente le détachement, le changement. Elle nous enseigne la sagesse de transformer nos points faibles en points forts.





Couguar : Il est donne des leçons sur la manière a utiliser les pouvoirs de chef. C’est la capacité d’avancer sans insister pour que tout le peuple suive. C’est aussi la faculté de comprendre que chaque être que sa soit humais animaux végétaux ou autre est de quelque façon un leader en soi.





Coyote : il s’agit du maître de l’illusion qui tombe très souvent dans ses propres pièges et se laisse prendre a son propre jeux. Il est souvent utilisé dans des comptes que sa soit amérindiens ou autre. Cet animal est le fidèle reflet de nos absurdités.


 

 

Dauphin : Symbole du souffle de vie. Il s’agit d’entre en communication avec les rythmes de la nature, respecter chaque cellule de notre corps. Le souffle est important car il facilites les prises de conscience et aide à nettoyer le corps.

 

Ecureuil : enseigne l’approvisionnement, la prévision de son énergie pour une utilisation ultérieure. A réserver son jugement, son opinion.

 

Elan : symbolise l’endurance. Il nous apprend que pour être endurance il faut savoir agir avec mesure. Il est lié à la fraternité, l’amitié qui exclut la jalousie entre personne.

 

 

 

Faucon : il est le messager et enseigne a observer, a scruter les lieux qui nous entoure. Il nous aide à saisir en plein vole une occasion qui se présente, il peut aussi nous aider à comprendre notre vie d’un plan plus élevé afin de mieux distingué les ennuis qui freinent notre envol.





Grenouille : symbolise la sensibilité, la beauté. Elle nous apporte la guérison et le bonheur, chantant et bondissant pour nous conduire a la source sacrée qui abreuve et régénère. Elle nous aidera a sentir avec tout notre âme la présence des autre, les sons et à chercher la beauté et la magie que cachent les apparences.



 

 

Lapin : représente la peur. Plus l’on redoute une chose, plus notre énergie se positionne sur cette crainte et attire donc a nous ce que nous refusons « ce a quoi vous résistez persistera, ce que vous craignez le plus vous le vivrez ».

 

Lézard : protège nos rêverie qui est l’ombre de la réalité, nous révèle ce que nous voulons ignorer. Souvent nos rêves veulent nous faire passé un message et nous devons rester a leur écoute.

 

 

Libellule : aide à briser la façade illusoire que nous prenons pour la réalité physique, à dissiper les illusions qui restreignent nos idées et nos actions.



 

 

Lynx : porteur de grands secret. Il symbolise la clairvoyance. Le lynx n’est pas le gardien des secrets mais celui qui connaît les secrets.



 

 

Orignal : il signifie l’estime de soi.  Il s'agit du partage, de l'empreinte de la joie qu'accompagne le sentiment d'avoir mené son projet à bien.




Papillon : il est lie a la transformation. C’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’il a de se connaître lui-même, voire de se modifier.




 

 

Porc-épic : détient plusieurs qualités spéciales celle de la confiance c'est-à-dire de l’innocence. Les piquants sont utilisés rarement. Il sans sert seulement lorsque sa confiance a été trahie.


 

Putois : le miroir de notre ego. Il nous dit enseigne qui si nos paroles s’appuient sur des actions, si nous nous respectons notre réputation jouira de la force de nos convictions.



 

Renard : représente la diplomatie, la ruse. Illustre aussi le camouflage, l’habilité a se fondre dans le milieu qui l’entoure et d’y devenir invisible. Grâce a lui vous saurez a quel moment sortir au grand jour et vous faire entendre et a quel moment vous taire et garder vos idées secret.

 

 

 

Sanglier : développe l’esprit guerrier. Il nous rappel dans la foret pour nous révéler un secret sur nous même et le monde. Il symbolise la vie sauvage et l’énorme force présente en chacun de nous.


 

 

Souris : signifie l’examen minutieux. Il est bon de porter attention aux moindres détails mais il faut savoir ne pas se perdre dans les petits éléments. Cela confère une grande puissance et une grande faiblesse.






Phoque : représente l’amour, le dilemme. C’est l’appel de la mer, des profondeurs, de l’inconscient. Nous apprendrons cet appel car nous avons peur de nous noyer dans les remous de nos sentiments. Faut accepté de suivre notre inconscient, notre féminité, nos rêves et nos désirs. Ils transforment notre vie, l’apaiseront et la rempliront d’amour.


 


 

 

 

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